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Date de création : 18.01.2012
Dernière mise à jour : 28.12.2012
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Des photos pour vaincre la guerre

Publié le 28/12/2012 à 11:20 par khagne-eye Tags : vie moi monde homme enfants femme photos travail horreur
Des photos pour vaincre la guerre

 

James Nachtwey consacre sa vie à son métier : la photographie de guerre. Malgré les scènes d'horreur qu'il a vécues, il a su rester un homme simple et rigoureux. Portrait d'un photographe qui œuvre pour la paix.

 

Scène de désolation au Kosovo. Un vieil homme vient de perdre son fils. Sa femme est inconsolable. James Nachtwey est là, et ses appareils photos immortalisent les pleurs, les cris, et, enfin, l'enterrement. Avant de déclencher, James écoute les histoires de ces gens, et ses photos respectent leur douleur. James est photographe de guerre. La misère et le désespoir, il les a connu aux quatre coins du globe : ses clichés racontent les massacres et les famines au Rwanda, la pauvreté et le travail des enfants à Jakarta, la guerre au Nicaragua, au Kosovo, en Palestine. Des clichés souvent insoutenables, qui ne sont pourtant que le reflet d'une réalité cruelle et injuste. Face au pire, James Nachtwey ne se détourne pas et sait rester professionnel, rigoureux. « Terre à terre » rectifie-t-il. Ses proches le décrivent comme un homme calme, réservé, modeste, taciturne même. « C'est un mystère pour moi. C'est quelqu'un d'extrêmement solitaire » raconte Christiane Amanpour, correspondante pour CNN qui a souvent travaillé à ses côtés. Mais le photographe est aussi conscient des risques qu'il encourt. « Le danger est permanent pour nous tous » confirme-t-il. Il a déjà connu les bombes, les maladies exotiques, les chasses à l'homme, les exécutions sommaires, ainsi que la peur et la frustration. « Mais aller là bas pour m'effondrer n'aurait aucun sens. » assure-t-il. Donc il tient le coup, puis revient à New-York avec de nouvelles photos à développer et des souvenirs qu'il a du mal à raconter. « Je ne sais vraiment pas pourquoi on fait ça, raconte Des, caméraman de guerre pour Reuters. C'est un métier de malades. » Mais James, lui, sait pourquoi il a choisi cette voie. Ce sont des photos de la guerre au Vietnam qui ont déclenché sa vocation, dans les années 1970. Après dix ans de réflexion, il a alors compris que faire de la photographie de guerre, c'était avant tout œuvrer pour la paix, en exposant les ravages de la guerre au public. « La photographie pourrait même être un antidote à la guerre » affirme-t-il. Depuis, il n'a pas cessé de parcourir le monde.